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Abbaye de Valmagne


Samedi 23 juin à 18h30

Johann Sebastian Bach
Partita pour flûte seule
Allemande - Courante - Sarabande - Bourrée anglaise

Johann Sebastian Bach
Suite pour violoncelle seul
Prélude - Allemande - Courante - Sarabande - Bourrées 1 et 2 - Gigue

François Couperin
Septième concert pour flute et violoncelle
Prélude - Allemande - Sarabande - Fuguette - Gavotte - Sicilienne.

Heitor Villa-Lobos
Assobio a jàto pour flûte et violoncelle
Allegro non troppo - Adagio - Vivo


Michel Raynié flûte
Cyrille Tricoire violoncelle

 

Nombreux furent les compositeurs qui exploitèrent l’immense éventail expressif de la flûte et du violoncelle. En 1717, le jeune Jean-Sébastien Bach est nommé compositeur à Cöthen. Au contact de cette cour francophile et éclairée, il développe son goût pour la musique instrumentale et expérimente les possibilités offertes par des instruments jusqu’alors délaissés. Le violoncelle est de ceux-ci : longtemps méprisé au profit de la viole de gambe jugée plus noble, il gagne ses lettres de noblesses dans les Suites. Il en va de même pour la flûte qui, dans les Partitas, combine expressivité et inventivité technique.
Dans les pas de Bach, de multiples musiciens développèrent le répertoire soliste des deux instruments. Rares en revanche, furent ceux qui songèrent à les réunir. Dans la France de Louis XIV triomphant, François Couperin est de ceux-là. Ses Concerts Royaux étaient destinés au roi dont le goût pour la musique de chambre était allé croissant au fil des années.
Plus de trois siècles après, le brésilien Heitor Villa-Lobos semble retrouver le geste de son illustre aîné dans Assobio a jàto. Musicien autodidacte, Villa-Lobos parcourut le Brésil au début du XXème siècle, confrontant musique occidentale et traditions populaires. Son œuvre inclassable impulsa une formidable tradition musicale brésilienne dont la liberté rompait les frontières du classique et du populaire.
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