« Pas veuzo Paris, e tiveuzo Ker Is. »
« Quand Paris sera submergé, émergera la ville d’Ys. »
En 1888, Edouard Lalo achève Le Roi d’Ys. Le compositeur et son librettiste Edouard
Blau évoquent le sort légendaire de la cité engloutie par les flots en guise de châtiment
pour les fautes de la princesse Dahud. Ils transforment la fable bretonne en une rivalité
amoureuse qui oppose les deux filles du roi d’Ys, Margared et sa jeune soeur Rozenn.
Cette source populaire témoigne du besoin de renouveler l’opéra français, de lui donner
une identité propre libérée du pesant héritage wagnérien. Et pourtant… citation de Tannhäuser, principe des leitmotive, vocalité toute wagnérienne de Margared incarnée
par Sophie Koch dont on connaît l’amour et la connaissance intime du répertoire
germanique. Autant d’hommages au maître de Bayreuth dont le doyen des compositeurs
français reconnaissait ainsi l’importance.
La représentation du Roi d’Ys est un concert organisé au profit de l’association
ColineOpéra. L’Orchestre de Montpellier sera le 25 mars à l’Opéra Comique pour
défendre cette action.
Parrainée par Sophie Koch, ColineOpéra est une association caritative qui vient en aide
aux enfants en soutenant trois associations : La Chaîne de l’Espoir, Toutes à l’école et la
Fondation Mouvement pour les Villages d’Enfants.