Un moment privilégié, une fenêtre ouverte sur le travail de l’orchestre
Richard Wagner Siegfried Idyll , WWV 103
Witold Lutoslawski Trauermusik pour orchestre à cordes (in memoriam Bartók)
Franz Schubert Symphonie n° 9 en ut majeur « la grande » D. 944
David Afkham direction
Vendredi 16 novembre 9h30-12h00
Opéra Comédie
Cette répétition s’inscrit dans le cadre d’Orchestres en fête ! Pour mieux pénétrer dans la vie de l’orchestre, les élèves auront la possibilité de rencontrer et de dialoguer avec les musiciens. Deux oeuvres en miroir, deux oeuvres de passage, deux oeuvres de maturité… Nombreux sont les liens qui unissent la Symphonie n° 8 de Beethoven à la 9ème de Schubert. L’une et l’autre achevées à la veille d’un romantisme encore balbutiant, chef-d’oeuvre d’un musicien vieillissant qui avait métamorphosé le genre, testament d’un musicien encore jeune mais déjà au crépuscule de sa vie, ces deux Symphonies subliment les codes du classicisme. David Afkham, chef révélé en 2010 par le Festival de Strasbourg et dont la carrière internationale prend un envol remarqué, dirige ce programme.
Modest Moussorgski Tableaux d’une exposition - orchestration de Maurice Ravel
Dimitri Chostakovitch Symphonie n° 5 en ré mineur, opus 47
Peter Biloen direction
Jeudi 10 janvier 14h00-16h30
Opéra Berlioz
En orchestrant Les Tableaux d’une exposition de Modest Moussorgski, Maurice Ravel rendait un magnifique hommage aux coloris orchestraux de la musique russe. Double révérence (celle de Moussorgski à son ami peintre défunt Hartmann et de Ravel à l’un de ses maîtres ès-musique), ces Tableaux sont russes autant que français. A contrario la Cinquième Symphonie de Dmitri Chostakovitch nous semble d’autant plus soviétique. Attaqué par le régime après le scandale de son dernier opéra Lady Macbeth, Chostakovitch est contraint de se mettre au pas de la doctrine stalinienne. Achevée dans un climat de terreur (celui des grandes purges), l’oeuvre symbolise la fin de l’indépendance artistique sous Staline.
Anton Dvořák Concerto pour violoncelle n° 2 en si mineur, opus 104 (B. 191)
Jean Sibelius Symphonie n° 5 en mi bémol majeur, opus 82
Josep Caballé-Domenech direction
Gautier Capuçon violoncelle
Venderdi 18 janvier 9h30-12h00
Opéra Berlioz
Le XIXème siècle a permis aux compositeurs des pays scandinaves et d’Europe centrale de donner naissance à des harmonies, des styles nouveaux. En voici deux prodigieux exemples : le Concerto pour violoncelle de Dvořák, peut-être le plus célèbre du répertoire - à juste titre ! - porté par l’étoile du violoncelle français, Gautier Capuçon, et la lumineuse Cinquième Symphonie de Sibelius, dont la musique nous transporte jusqu’aux paysages du Grand Nord.
Felix Mendelssohn Les Hébrides, Ouverture pour orchestre opus 26 (La Grotte de Fingal)
Ah ! ritorna, età felice, Infelice n° 1 opus 94
Ludwig van Beethoven Ah ! Perfido ! pour soprano et orchestre opus 65
Ludwig van Beethoven Symphonie n° 7 en la majeur opus 92
Gerd Albrecht direction
Petra Froese soprano
Jeudi 14 février 14h00-16h30
Opéra Berlioz
Fin du classicisme, débuts du romantisme… En 1812, la Symphonie n° 7 de Ludwig van Beethoven sublime tout en dépassant les conventions du classicisme viennois. Vingt ans plus tard, l’Ouverture des Hébrides de Félix Mendelssohn trouve sa source dans les romans du très romantique écrivain écossais Walter Scott. De façon similaire, à l’air de concert « Ah ! Perfido », le « Ah ritorna, età felice, infelice » semble répondre. Beethoven et Mendelssohn puisent l’un et l’autre dans une situation conventionnelle (une femme abandonnée exprime sa douleur) pour en donner deux lectures très diverses. Entre les deux musiciens, le souffle du romantisme était passé…
Piotr Ilitch Tchaïkovski Concerto pour piano et orchestre n° 1 en si bémol mineur opus 23
Piotr Ilitch Tchaïkovski Symphonie n° 4 en fa mineur opus 36
Ari Rasilainen direction
Igor Tchetuev piano
Vendredi 22 février 9h30-12h00
Opéra Berlioz
La Russie est à l’honneur dans notre saison ! Le premier Concerto pour piano et orchestre de Piotr Ilitch Tchaïkovski et sa Symphonie n° 4 constituent l’acmé du romantisme russe. Écrites par un jeune musicien d’une trentaine d’années, ces deux pièces contiennent tout le lyrisme et l’expressivité qui rendent si immédiatement reconnaissable l’oeuvre de Tchaïkovski.
Johannes Brahms Concerto pour violon et orchestre en ré majeur opus 77
Johannes Brahms Symphonie n° 4 en mi mineur opus 98
Constantin Trinks direction
Fanny Clamagirand violon
Vendredi 12 avril 9h30 - 12h00
Opéra Comédie
Véritable fil rouge de notre saison, Johannes Brahms nous revient ici avec deux de ses plus absolus chefs-d’oeuvre. Difficile de rendre justice à de tels monuments de la musique romantique en quelques lignes : tout ici porte la marque d’un génie qui fut pourtant si controversé à son époque. Moderne épris de pureté classique, romantique soucieux de préserver les acquis formels de ses devanciers, Brahms aura sans doute réussi la quadrature du cercle : ouvrir la voie à la musique de l’avenir dans le respect de la grande tradition allemande. C’est ce que nous prouvent ces deux oeuvres, son Concerto pour violon suivant presque fidèlement le souvenir de celui de Beethoven - mais pour mieux s’en démarquer ! - tandis que sa Quatrième Symphonie se clôt sur l’un des Thème et variations les plus inventifs depuis le maître de Bonn. Deux jalons d’histoire de la musique, servis par deux des jeunes talents de notre époque, l’une violoniste, l’autre chef d’orchestre.
Claude Debussy Prélude à l’après-midi d’un faune
Gustav Mahler Rückert Lieder - Liebst du um Schönheit - Ich atmet’ einen linden Duft - Blicke mir nicht in die Lieder - Um Mitternacht - Ich bin der Welt abhanden gekommen
Igor Stravinsky Le Sacre du Printemps
Alain Altinoglu direction Nora Gubisch mezzo soprano
Vendredi 19 avril 14h00-16h30
Opéra Berlioz
Au tournant du XXème siècle, trois maîtres de l’orchestration. En 1892, les couleurs inouïes du Prélude à l’après-midi d’un faune, hommage au Faune de Stéphane Mallarmé, firent du jeune Claude Debussy, l’un des maîtres de l’École française. Dix ans après, Gustav Mahler renouvelle le genre du lied avec orchestre dans ses Rückert Lieder : les inflexions quasi-chambristes de ces cinq pièces sont un chant d’amour adressé à sa femme Alma Mahler. En 1913 enfin, le mémorable scandale du Sacre du Printemps marque le début d’une ère nouvelle pour l’orchestre symphonique. Alain Altinoglu et son épouse Nora Gubisch reviennent à Montpellier pour servir de leur charme et de leur talent ces chefs-d’oeuvre. |